11.01.2008
Pas de bol
Parfois, on croit que c'est une belle journée, on croit qu'on a la baraka et on s'enhardit à faire des trucs de dingue. Forcément, on se rétame et on vit des moments de solitude, heu, solitaires.
Prenez mon cas.
Le premier jour des soldes, tout a super bien commencé : levée tôt; arrivé à l'heure chez bricoland; petites emplettes sympathiques (notamment un très joli set de tournevis de bonne qualité. Du genre ou l'embout ne se ratatine pas au premier serrage).
A ce propos je dois dire que je suis assez fière de moi, car j'ai su résisté à la raboteuse à 70%. Une raboteuse, j'en ai déjà une (je crois).
[C'est signe que je gagne en sagesse ça non?? Il y a quelques temps, je n'aurai pas su résister à une 27e veste noire ou un énième col roulé, noir...]
Mes tournevis en poche, je me suis aller faire mes courses; me sentant obligée au passage de faire tomber quelques tee-shirts dans mon caddy (...12 exactement)... je résiste à la raboteuse, mais je ne peux pas dire non à tout quand même!
Bon, j'ai un vieux contentieux question tee-shirt. Il faut savoir que j'ai pleuré toutes les larmes de son corps quand Marks & Spencer, mon ancien fournisseur a fermé boutique en France. Le tee-shirt, c'est un sujet sensible pour moi.
De toute façon, entendons nous bien :
- on n'a jamais assez de teeshirt
- quand on trouve un tee shirt bien coupé, avec un peu de lycra, à sa taille et qui coûte pas un bras, faut faire des stocks non?
Bref, le problème n'est pas là, j'ai trouvé mon bonheur, -soldé bien sur- donc la journée se poursuivait super bien.
Comme j'étais en veine, j'ai poussé la porte d'un coiffeur : s'il me prenait de suite, c'était bon signe, s'il ne pouvait pas, c'était mektoub aussi.
Pour mon plus grand malheur, il avait un créneau pour moi.
C'est lorsque la dame a commencé a manier le ciseau que je me suis souvenue pourquoi je détestais les coiffeurs. Et que la baraka m'a quitté.
La bonne dame m'a massacré la tignasse.
Elle m'a dégradé les cheveux d'une manière qui ne se fait plus depuis au moins 15 ans. Je ressemble à une américaine middle class(ascendant very low class) de banlieue. Toute en volume et en dégradé.
D'ailleurs si une coiffeuse passe par là, je voudrais bien qu'elle m'explique pourquoi le "volume", c'est le cheval de bataille des coiffeuses. Moi j'aime pas quand j'ai l'impression d'avoir une casque sur la tête. Je veux paaas de volume!
Porco dio, je voulais juste une frange moi. Quand la dame m'a dit qu'elle effilerait un peu le reste, j'ai dit oui, j'ai pas pensé une seconde qu'elle allait me faire des cheveux de toutes les tailles!
Le pire...Quand je l'ai vu tailler, et tailler et tailler, 'savez ce que j'ai fait?
Ben rien, j'ai regardé, un peu surprise, un peu dubitative, et je me suis dit : "quitte à ressembler à rien, autant que ce soit maintenant, tu passes ta vie sous un bonnet et tu n'as pas de vie sociale"
Putain, j'ai honte.
20:30 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : je hais les coiffeurs, tournevis, teeshirts, raboteuse
