16.05.2008

Zéro complexe

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Toujours plus glamour, j'ai testé pour vous le remplacement de vieux wawas...


Vi, rien que ça.   C'est qu'on prend de l'assurance ma bonne dame! 

 

 

Quelle différence entre la gonzesse d'il y a quelques mois qui chouinait des heures en regardant une horrible fissure au mur "houinnnnn, le mur il va tomberrrrr!!" et la pro gonzesse de maintenant : "calme toi Simone, c'est l'enduit qui est fissuré, ton mur, il fait 40 cm d'épaisseur, il est pas près de "tomber" comme tu dis.   pfff, c'est con une fille"

 

 

J'ai appris a regarder les choses différemment, et surtout, j'ai perdu mes complexes. (non, pas ceux rapport à mes doigts de pieds, je hais toujours mes doigts de pieds...  Et l'inventeur des tongs par la même occasion.) 

 

 J'ai perdu mes complexes rapport au bricolage.

 

Car s'il y a bien une chose que j'ai appris, c'est que le bricolage, finalement, c'est comme la cuisine.  

 

Demander à un bricoleur la meilleure technique pour faire quelque chose, c'est comme demander à une cuisinière provençale la recette de la soupe au pistou... plus vous demanderez, plus vous aurez de réponses, chacun se targuant de posséder la seule, l'unique, la VRAIE recette.

 

Ça va pinailler sur le type de pâtes à utiliser, chipoter sur la quantité d'ail. Le petit secret donné par l'une deviendra hérésie pour l'autre etc...

 

 

Pour bricoler, c'est la même chose... 1 question, 15 réponses.

C'est simple, faites commencer un travail par un chevelu, puis faites le finir par un autre.  Vous avez 9 chances sur 10 pour que le second décrie le travail du premier " ha, mais c'est fait  n'importe comment ça!"   "... pfff, de la mousse expansée, on aura tout vu..."

 

En fait, après avoir assimilé quelques principes de base, et en ayant en tête le type de boulot qu'on veut obtenir (réparation de fortune, réparation économique, qualité longue durée, qualité palace), on fait un peu comme on veut.

 

 1 problème = plusieurs solutions

 

Oui, COMME ON VEUT!!!   Ouahh que c'est libérateur!!

(La deuxième grande révélation de cette année a été le jour ou j'ai réalisé que les vendeurs de Bricololand n'étaient pas forcément tous super calés... super briefés oui, mais calés, niet. 
(un peu comme le serveur qui sait qu'aujourd'hui il FAUT vendre les encornets à la Sétoise, mais qui sait pas forcément quel poisson le chef a mis dans son pain de poisson voyez-je-veux-dire?)

[Je parle bouffe, je sais.  Cherchez pas, je suis au régime... alors je compense...]

 

 

 

Ps : Bon, sinon, la vraie recette de la soupe au pistou, moi, je l'ai.  Je la tiens d'un marseillais qui a usé ses fonds de culottes sur les marches de Vauban, alors inutile de te dire que c'est la vraie  ;-).

Il a fallu que j'use de tous mes charmes et que je donne de mon corps pour l'obtenir, alors je la garde précieusement pour moi.  Sauf si tu t'appelles Javier Bardem, ( ou B. Magimel à la limite), que tu aimes le pistou, et que tu es prêt à payer de ta personne, là, je suis prête à t'apprendre... et même à te la mitonner...

 

 

EDIT : Je jure que ce n'est pas moi qui ai écrit ce PS!

 

15.04.2008

Billet annuel sur la Nouvelle Star

 

965232058.jpgJe ne pense pas étonner grand monde si j'avoue que, oui, moi aussi, je surveille ce qui se passe du côté de la Nouvelle Star (il est entendu que je me nourris de Kant et de Schopenhauer le reste de l'année.)

 

Bon, je ne suis pas super assidue - rapport au Docteur House- mais je zappouille gentiment.

 

 

Cette année, pas de réel coup de coeur comme avec le cabochard Julien Doré ou même le rafraichissant Christophe Willem.

[En plus, cette année, c'est rock n'roll attitude de rigueur.  Moi, ce sont les reprises décalées des chansons ringards qui m'éclatent. Téléphone ou les Rolling Stones, c'est pas assez ringard pour que ca m'amuse)

 

 

L'année dernière, c'était plus rigolo.  Un anti-candidat pas candide, ironique et blagueur nous avait embarqué avec lui dans le premier holdup téléréaliste.   

Ce garçon chantait des chansons  à la con avec une fausse application délectable. 

De téléspectateurs, on est devenu complices du p'tit gars. 



Nous, on savait que c'était pas une vraie Lolita.  Nous, on se doutait bien que sa chanteuse préférée n'était pas Dalida.  Puis, on est pas des billes, l'ironie sarcastique émanant du tube de Sabine Paturel, on avait compris...

Mais on disait rien, on faisait partie de la bonne blague qu'il faisait aux producteurs de téléréalités,  ceux là même qui nourrissent de chair innocente leur Dieu Audimat. 

 

Non, grâce à Julien Doré (quoi, vous pensiez à qui??), on ne regardait plus un radio crochet, on participait à un énorme pied de nez au genre. 

 C'était chouette, vaguement hype, plus du tout ringard. Presque un happening.  C'est jamais ringard le second degré. 

 

 

Malheureusement, le propre de ces parenthèses enchantées, c'est qu'elles n'arrivent qu'une seule fois. (un peu comme gagner la Coupe du monde de foootcheball tu vois-je-veux-dire?) 

Cette année, bien sur qu'Amandine chante super bien, avec ses tripes itou.  Bien sur qu'on regrette que Benjamin n'ait pas 10 ans de plus (15 ans me souffle-t-on sur ma droite) afin de devenir une vraie groupie.

 

Mais ca reste très propret. La parenthèse est refermée, le radio crochet reprend.  Très premier degré.

 

Le seul truc limite poilant, ce sont les horribles costumes habituels dont ils attiffent les pauvres canditats : robes reclyclées, pantalons en plastique moulant, et autres pulls transparents sur torses prépubères

 [pardon, on me fait  dire que BébéBenjamin porte très bien le pull transparent.  Décidément...)

 

Transparent ou pas, moi cette année, je vote Gregory House...

 

13.04.2008

un dimanche en photos

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Parfois, on se dit quand même qu'on a fait un sacré chemin ( On se dit aussi que le vieux lustre est résolument immonde et que feu la nappe en toile cirée a fini en bien piteux état... pardon mamie!)

 

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Pfiou, ca y est, c'est fini.

 

Au deuxième maintenant...

06.04.2008

Supplique du matin

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Pitit bondieu pitiéééé, fais que ce foutu film disco fasse un four, j'en peux déjà plus d'entendre Born to be alive et ses petits frères partout....

 

 

Pitit bondieu si-te-plait, j'avais quelques chansons disco que j'aimais tendrement d'amour, ne les laisse pas m'en dégoûter

 

 

Pitit bondieu, dis leur de laisser Donna Summer et Gloria Gaynor tranquilles, qu'elles aiment pas le camping et les hommes pas drôles!!!

 

 

Pitit bondieu, je veux bien écouter Yves Duteil en boucle pendant 24 heures, mais empêche les de diffuser 145000 fois par jour "staying alive".

 

 

 

 

J'te jure, je serai sage, je dirai plus de gros mots, je rongerai plus mes ongles.... allezzzzz, vire moi ce truc indigeste.

 

 

 

25.03.2008

poubelle

1801200821.JPGParfois, on ne réalise pas la chance qu'on a de vivre dans un immeuble de banlieue ou les cafards crapahutent via les vide ordures.

 

Ancrée à mon bitume, j'ai ainsi passé la plus grande partie de ma vie à ignorer ce que les gens des campagnes endurent en matière de poubelle.

 

Ne riez pas.  Pour moi avant, "sortir la poubelle" avait un petit côté exotique. Un truc qu'on voit dans les films. [un peu comme manger de la bouffe chinoise dans des boites en cartons, trouver sa bouteille de lait à la porte le matin, ou soulever sa bow window pour faire le mur la nuit.

Voyez-je-veux-dire?]

 

En bonne fille de la ville, j'avais toujours connu les vides ordures. Dans des immeubles citoyens, il y avait en plus de jolies poubelles de toutes les couleurs pour jeter sa bouteille de woolite ou de pinard, à toute heure.

 

Tout ça, c'est fini. 



Aujourd'hui, je suis maître chez moi. Et maîtresse de mes poubelles aussi. La vie est navrante.

Je n'ai plus de vide ordure, plus de gardienne qui met des notes explicatives pour savoir ou-comment-quand-qu'il-faut-mettre-les-trucs...

 

Pfff, ben croyez moi quand vous vivez dans un tout petit bled paumé (et pluvieux), c'est tendu. C'est super précis le truc.

 

Y'a des jours spéciaux :

Lundi, mercredi et vendredi.  (Pis, jeudi pour les poubelles bleues, et vendredi pour les poubelles jaunes.)

 

Genre, si tu te loupes avec ton petit sac poubelle, faut attendre 2 jours. Je sais pas vous, mais moi, j'aime moyen faire macérer mes poubelles 2 jours.

Au début, j'ai bien sur louvoyé en descendant mes poubelles et attendant que le bon jour arrive. 

Au début seulement... les bêtes à quatre pattes adoooorent faire des expéditions punitives et en mettre partout.  C'est super déstabilisant de retrouver ses poubelles partout dans la rue, on a l'impression d'être à poil. (et que toute la ville entière sait que vous vous nourrissez de nouilles chinoises, de danettes allégées; et que vous laissez pourrir vos légumes sans les manger (sans que les chiens non plus ne les mangent d'ailleurs ces salopiauds).

 

Y'a des heures spéciales

Plus chiant encore  : tes sacs poubelles, faut les sortir le soir, pas le matin à 6 heures quand tu pars travailler (sinon, y'a une mémère voisine qui rale  "y'a des heures pour sortiiiiir les poubelles Mademoiselle, c'est la loi, c'est écrit à la mairiiiiie   :-(). 

Moment de bonheur intense quand tu es en pyjaja, prête à sombrer dans les bras d'Ugly Betty, et que tu te souviens qu'il faut sortir la chose (que tu as déjà oublié de sortir 2 fois).

Surtout quand il fait -15 et qu'il pleut.

[Ai-je déjà dit qu'il pleut tout le temps dans ce foutu pays? c'est pour ça que l'herbe y est verte, que les vaches s'éclatent, et que c'est le pays du beurre ... CQFD]




Y'a des choses interdites.

Pas la peine de descendre tes pots de peinture vides. Si toi tu ne l'as pas, les éboueurs ont une conscience écolo  EUX. Ils vont gentiment le laisser sur le trottoir jusqu'à ce que tu comprennes que tu dois être un citoyen responsable et que tu dois aller jeter ton seau à la déchetterie (ou sinon tu attends le bon jour... 2 fois par an)

 

 

Ajoutez à ça les sacs de couleurs (à aller chercher à la Mairie, -quand elle est ouverte, soit entre 9.30 et 11.15am, les jours pairs), les endroits spéciaux (le trottoir côté ombre sinon mémère râle), les trucs susceptibles de plaire aux chiens errants à bien ficeler et planquer (ça marche jamais d'ailleurs)...



 

Non, franchement, la vie est navrante.

 

(A Marseille au moins, tu fais ce que tu veux, quand tu veux, c'est l'anarchie la plus complète.  En plus, il pleut pas.)